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Histoire et patrimoine

Histoire

La seigneurie de Lotbinière est l’une des rares – sinon la seule – dont le territoire ait été maintenu presque intact pendant trois siècles (de 1672 à 1967) entre les mains des descendants d’une même famille, à travers deux branches, les Chartier et Joly de Lotbinière.

L’histoire nous apprend que l’intendant Jean Talon donna une grande impulsion à la colonisation et au peuplement de la Nouvelle-France par la concession de nombreuses seigneuries au nom du roi. C’est le 3 novembre 1672 que l’intendant concède à René-Louis Chartier de Lotbinière une étendue de deux lieues et demie (sept milles et demi) sur le fleuve ayant deux lieues de profondeur (six milles). Cette concession commençait au fief Sainte-Croix, à Pointe-Platon, et se terminait une demi-lieue plus bas que la rivière du Chêne. Ce n’était là que la première étape de la constitution de la seigneurie de Lotbinière. Par la suite, le 1er avril 1685, le 22 février 1686 (par achat) et le 25 mars 1693, René-Louis Chartier de Lotbinière obtint des concessions voisines grâce auxquelles il étendit considérablement son domaine, tant et si bien qu’il mesurait trois lieues et demie de front, sur le fleuve, par six lieues de profondeur. À l’origine, et pendant nombre d’années, les limites de la seigneurie de Lotbinière coïncidaient à peu près exactement avec celles de la paroisse de Saint-Louis de Lotbinière.

La colonisation

Un certain nombre de colons vinrent s’établir sur les terres de Lotbinière. L’on comptait onze familles en 1681, dispersées en deux groupes , sur les terres voisines du Platon et aux alentours de la rivière du Chêne. En 1709, année de la mort du premier seigneur, René-Louis de Lotbinière, l’on ne comptait encore que vingt et une familles sur le territoire de la seigneurie.

Parmi les premiers colons qui se sont établis ici avant l’an 1700 et qui ont laissé des descendants, on remarque :

  • Pierre Lapointe dit Tousignant (ancêtre aussi des familles Vaudreuil et Noël)
  • Michel Lemay, qui a laissé une marque profonde dans la paroisse.
  • Jean Beaudet, une première famille des plus prospères.
  • Jean Hamel, qui a laissé de nombreux descendants.
  • Daniel de Nevers, ancêtre des Boisvert.
  • Jean Pérusse (c’est sur sa terre qu’a été construite l’église actuelle)
  • Louis Augé dont le fils a possédé le 1er moulin à scie.

La paroisse

En 1693, les habitants construisent une première église (probablement une petite chapelle-église) à un endroit appelé le Domaine. C’est au cours de la construction de cette bâtisse que Mgr de Saint-Vallier, impressionné par la foi et le courage des colons, décide d’élever la mission de Lotbinière en paroisse le 27 septembre 1724.

Le deuxième seigneur de Lotbinière

Fait intéressant, le 2ième seigneur de Lotbinière, Louis-Eustache Chartier de Lotbinière, après le décès de son épouse en 1723 (suite à la naissance de son huitième enfant), prit la décision de se faire prêtre. « Tonsuré et minoré le 5 avril 1725, Chartier reçut le sous-diaconat le lendemain, le diaconat le 7 avril et la prêtrise le 14. Quatre jours plus tard, Mgr de Saint-Vallier le nommait simultanément chanoine et archidiacre, dignité dont il prit possession le même jour, et dans les deux mois qui suivirent, il devenait vicaire général de l’évêque. C’est en cette qualité qu’il se trouva dans sa seigneurie le 20 juin de la même année, cette fois pour y faire la visite pastorale. »

Création de nouvelles paroisses

Le développement de la seigneurie s’est fait peu à peu en commençant par le rang du bord de l’eau pour ensuite s’étendre dans les terres. Ainsi, la paroisse de Lotbinière est devenue la mère de Saint-Édouard et de Sainte-Emmélie-de-Leclercville (maintenant Leclercville) et la grand-mère de Saint-Edmond-de-Val-Alain ((Val-Alain) et de Saint-Janvier-de-Joly (Joly).

Le patrimoine architectural

Le patrimoine bâti de Lotbinière est reconnu officiellement par le gouvernement du Québec qui a identifié sept biens culturels classés.
Entre autres, on remarque l’église (la 4ième) dont la construction a débuté au printemps de 1818 et qui a été consacrée en 1822. Celle-ci est l’œuvre du grand architecte François Baillargé et la décoration intérieure relève de son fils Thomas. De plus, on retrouve sur notre territoire plusieurs maisons de pierres construites entre 1754 et le début du 19e siècle. Il est à noter que 36% des résidences de la municipalité datent d’avant 1900.

Lotbinière compte aussi deux moulins classés monuments historiques :

  • Le moulin du Domaine qui a été construit dans le secteur est du village et qui est maintenant une propriété privée.
  • Le moulin du Portage qui été construit en 1816 et qui desservait le secteur ouest de la seigneurie. Il a été restauré et accueille chaque été des artistes qui y présentent leurs spectacles.

Personnages célèbres

  • Louis-Eustache Chartier de Lotbinière (vicaire général de l’évêque)
  • Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière (député de Lotbinière à Québec et à Ottawa, président du Conseil d’agriculture de la province, premier ministre du Québec)
  • Mgr Bruno Desrochers (évêque fondateur du diocèse Sainte-Anne-de-la-Pocatière)
  • Julie Auger dite mère Sainte-Hélène (descendante de Louis Augé, quatrième supérieure générale des Sœurs de la charité de Québec pendant 12 ans)
  • Pamphile Lemay (avocat, bibliothécaire, écrivain et poète)

Lotbinière et la France

Jumelage de Blanzay et Lotbinière

Le 23 juillet 2004, une convention de jumelage était signée, à Lotbinière, par le maire de la commune de Blanzay et notre maire créant ainsi un lien indéfectible entre nos deux municipalités.

Les objectifs de cette entente de jumelage sont de :

  • Favoriser les liens d’amitié entre les Lotbinièrois et les Blanzéens.
  • Réaliser des échanges de courriels et des échanges postaux entre les deux communautés.
  • Favoriser l’accueil et l’hébergement des familles qui souhaitent se rencontrer.
  • Soutenir toute initiative qui renforce l’amitié entre les habitants incluant la possibilité de rencontres.

Présentation de la commune de Blanzay

Blanzay est située en France plus précisément dans le département de la Vienne. La communauté compte environ 800 habitants. Il s’agit d’une paroisse très ancienne puisqu’on la retrace dès l’an 969. Blanzay est dotée de nombreux monuments patrimoniaux.

En juillet 2003, lors de la visite de 24 membres de l’association des familles Beaudet à Blanzay, une stèle en l’honneur de l’ancêtre est érigée sur la Place St Hilaire près de la mairie.

Blanzay, patrie de l’ancêtre Beaudet

C’est effectivement à Blanzay que Jean Beaudet naquit en 1650. À cette époque, la France est perturbée tant sur le plan climatique que politique sans compter la famine et les épidémies qui sévissent sur son territoire. Dans un même temps, Louis XIV et Colbert encouragent les départs pour la colonisation du Nouveau Monde. En 1664, Jean Beaudet décide de tenter l’aventure en Nouvelle-France et s’embarque sur un navire en partance de La Rochelle. Il fallait une bonne dose de courage et d’audace pour effectuer une traversée souvent périlleuse et s’établir sur des terres parfois hostiles.

Bien adapté à son nouveau pays, Jean décide d’y rester et de fonder un foyer. Il épouse, en 1670, Marie Grandin (Fille du Roi). En 1677, la famille Beaudet quitte Sillery pour Lotbinière. En 1680, Jean obtient une première concession au Platon de Lotbinière, puis une deuxième concession en 1708.

Jean Beaudet et Marie Grandin auront dix enfants. Les Beaudet du Canada et d’Amérique sont tous leurs descendants. Des liens d’amitiés se sont tissés entre la commune de Blanzy et l’Association des familles Beaudet du Québec.

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